Piiiiirates ! Premières évaluations d’Hadopi

Il y a longtemps à Bug que l’on s’intéresse (et que l’on s’oppose) à Hadopi, sujet souvent évoqué dans l’émission de radio E-Toile sur Canal B.

La loi adoptée le 15 septembre 2009 avait pour objectif affiché la lutte contre l’échange d’oeuvres sur des réseaux Peer-to-Peer, elle comportait notamment la création d’une autorité administrative : la Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet.

Six mois après l’adoption d’Hadopi, le Laboratoire Marsouin publie une première évaluation de ses effets sur les pratiques des internautes français, et le résultat est éloquent.

Parmi les points à retenir, on apprend qu’à peine 15% des adeptes du P2P ont cessé leur activité de téléchargement, si la fréquentation des réseaux Peer-to-Peer a légèrement diminué, le nombre de « pirates numériques » a augmenté. Les internautes se sont tourné vers des systèmes échappant à Hadopi comme le streaming illégal, ou bien le téléchargement sur des sites d’hébergement de fichiers comme Megaupload ou Rapidshare.

En ajoutant le fait que les pirates sont parmi les internautes, ceux qui consomment en majorité légalement en ligne : achat de morceaux de musiques, de films, etc… Leur couper leur connexion influerait directement le marché des contenus culturels numériques.

Toutes ces conséquences avaient été prévues depuis longtemps par les opposants d’Hadopi, l’étude du laboratoire Marsouin vient démontrer que cette loi est mauvaise.

En attendant, la question de la rémunération des artistes et n’a toujours pas été traitée.

A lire : l’étude du laboratoire Marsouin (pdf)

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