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	<title>Bug &#187; Innovation</title>
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	<description>Le blog de l&#039;association BUG - Rennes</description>
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		<title>[Lift 11] La revanche du réel</title>
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		<pubDate>Mon, 11 Jul 2011 13:41:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Regis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actu du web]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Lift Conference]]></category>
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		<description><![CDATA[Lift 2011 était placé sous le signe de la radicalité, une édition plus politique que les précédentes, dont les thèmes se répartissaient ainsi : Urban, Care, Work/Learn, Slow, Open.
De toutes ces interventions je retiendrai une idée : la revanche du réel. L’innovation ne se dirige plus seulement vers un monde fantasmé, ou l’homme ne serait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lift 2011 était placé sous le signe de la radicalité, une édition plus politique que les précédentes, dont les thèmes se répartissaient ainsi : Urban, Care, Work/Learn, Slow, Open.</p>
<div id="attachment_708" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://blog.asso-bug.org/wp-content/uploads/2011/07/img_1519.jpg"><img class="size-medium wp-image-708" src="http://blog.asso-bug.org/wp-content/uploads/2011/07/img_1519-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Alain Renk</p></div>
<p>De toutes ces interventions je retiendrai une idée : la revanche du réel. L’innovation ne se dirige plus seulement vers un monde fantasmé, ou l’homme ne serait plus vraiment l’homme, le monde serait virtualisé. La radicalité aujourd’hui se situe dans le retour au réel, voire au naturel. Le vingtième siècle a été marqué par une fuite en avant technique et technologique, la production de masse agricole et industrielle, la croissance et la consommation comme Graal collectif. Internet à ses débuts s’inscrivait dans cette logique &laquo;&nbsp;très XXème siècle&nbsp;&raquo;. Nous sommes en 2011, il n’est pas trop tard pour entrer dans le XXIème siècle.</p>
<p><span id="more-685"></span></p>
<p>Déjà, le mot virtuel n’a plus de sens, s’il en a eu un jour. J&#8217;ai souvent été frappé par la manière dont est perçu le web : comme une réalité parallèle, autonome, qui n&#8217;aurait pas de lien avec la société, comme si il y avait &laquo;&nbsp;nous&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;eux&nbsp;&raquo;, ces gens du &laquo;&nbsp;grand Internet mondial&nbsp;&raquo;. A cette dichotomie, souvent manichéenne, je préfère les termes plus pertinents de &laquo;&nbsp;réel physique&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;réel numérique&nbsp;&raquo;, utilisés par <a href="http://liftconference.com/person/alain-renk">Alain Renk</a> dans son intervention. Les réseaux Internet ne sont que les interactions numériques de systèmes humains.</p>
<div class="mceIEcenter">
<dl id="attachment_703" class="aligncenter">
<dt><a href="http://blog.asso-bug.org/wp-content/uploads/2011/07/img_1464.jpg"><img title="To weird to live, to rare to die" src="http://blog.asso-bug.org/wp-content/uploads/2011/07/img_1464-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></dt>
<dd>Saskia Sassen sur les &laquo;&nbsp;smart cities&nbsp;&raquo;</dd>
</dl>
</div>
<p><a href="http://www.saskiasassen.com/">Saskia Sassen</a> parle de ville open-source, une ville logiciel que l’on doit laisser ouverte au hacking. L’idée n’est pas d’être contre l’utilisation des technologies, mais de laisser place à la logique de l’utilisateur, qui n’est pas celle de l’ingénieur. Nous devons nous inspirer de l’exemple du parc de Riverside à New-York : le quartier était devenu dangereux, son parc également. Les habitants prirent des chiens de compagnie pour se protéger. Avoir un chien suppose de le sortir, le parc était le seul endroit approprié. De fil en aiguille, les habitants, en promenant leurs chiens, ont reconquis l’espace : le parc est devenu à nouveau fréquentable. Un ingénieur n’aurait pas pensé à donner des chiens aux habitants, il aurait certainement proposé un réseau de vidéosurveillance, par exemple.</p>
<div id="attachment_704" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://blog.asso-bug.org/wp-content/uploads/2011/07/recadimg_1548.jpg"><img class="size-medium wp-image-704" title="Robin Chase et les &quot;autopreneurs&quot;" src="http://blog.asso-bug.org/wp-content/uploads/2011/07/recadimg_1548-300x186.jpg" alt="" width="300" height="186" /></a><p class="wp-caption-text">Robin Chase</p></div>
<p>La logique de l’utilisateur contre celle de l’ingénieur devient celle du consommateur contre celui du producteur. Les dernières innovations marque le retour aux fondamentaux : le numérique permet aux citoyens de s’organiser pour produire et partager de manière autonome. Les exemples sont aujourd’hui légions <em>couchsurfing</em>, <em>hospitatility club</em>, ebay, leboncoin, covoiturage.fr ou le dernier né <a href="http://www.laruchequiditoui.fr/">laruchequiditoui</a> (voir le billet <em><a href="http://blog.asso-bug.org/actu-du-web/consommez-quils-disaient/">Consommez qu&#8217;ils disaient</a></em>). On parle pour ces services de consommation collaborative, il faudrait lui préférer le terme de &laquo;&nbsp;produconsommation collaborative&nbsp;&raquo; : chacun devient producteur et consommateur. <a href="http://www.robinchase.org/">Robin Chase</a>, fondatrice de <a href="http://www.buzzcar.com/fr/">BuzzCar</a>, service de location de véhicules entre particuliers, parle d’un système qui ne serait plus seulement celui des gouvernements et des compagnies privées, mais celui des « autopreneurs » (à ne pas confondre avec les autoentrepreneurs).</p>
<div id="attachment_702" class="wp-caption aligncenter" style="width: 310px"><a href="http://blog.asso-bug.org/wp-content/uploads/2011/07/img_1482.jpg"><img class="size-medium wp-image-702" title="Pour une jurisprudence sur les objets numériques" src="http://blog.asso-bug.org/wp-content/uploads/2011/07/img_1482-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Geoffrey Mulgan</p></div>
<p>Le <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Crowdsourcing">crowdsourcing</a> et le triomphe de l’amateur ont marqué cette décennie. Des dizaines de projets à travers le monde se sont inscrits et s’inscrivent encore dans cette logique. Geoffrey Mulgan rappelle qu’une tension perdure entre ceux qui ont peur de la technologie, du contrôle des foules : la hiérarchie, et ceux qui voit Internet comme l’eden qui nous libérerait de toute forme de hiérarchie, par les réseaux ouverts. Posant la hiérarchie comme la synthèse, les réseaux ouverts comme l’antithèse, Geoffrey Mulgan pose la question de la synthèse. La réponse selon lui se situe dans un équilibre entre le public et le privé, l’amateur et l’expert, l’ouverture et la fermeture.</p>
<p>Le slow a sa manière marque la revanche du réel. Un atelier était proposé vendredi matin, animé par Charles Népote, avec pour thème Slow/Fast. Penser le slow comme un sujet de recherche, comment utiliser le numérique pour trouver l’équilibre entre slow et fast. Parmi les thèmes abordés, les questions du recours à la sagesse populaire et à l’histoire, la prise en compte de la nature ont été importantes. L’apologie puis l’overdose du fast sont souvent le fait d’un reniement de la nature. En matière agricole, l’assolement triennal a laissé place au toujours plus d’engrais, jusqu’à la mort des terres arables. Individuellement, l’overdose informationnelle, l’incapacité à déconnecter (pas seulement du web) mènent à un oubli de soi et de son corps, qui tôt ou tard occasionne des problèmes de santé. Là où le sportif doit ménager des pauses (ou sa monture), pour rester efficace, le travailleur intellectuel doit lui aussi préserver des espaces libres, déconnectés ou occupés autrement pour permettre le repos, la fermentation des idées, puis la créativité. Nous ne sommes que de chair et d’os, partis d’un tout : la nature, qui a ses règles.</p>
<div class="mceIEcenter">
<dl id="attachment_705" class="aligncenter">
<dt><a href="http://blog.asso-bug.org/wp-content/uploads/2011/07/img_1720.jpg"><br />
<img title="Les mythes de l'écotechnologie" src="http://blog.asso-bug.org/wp-content/uploads/2011/07/img_1720-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a></dt>
<dd>Kris De Decker</dd>
</dl>
</div>
<p><a href="http://www.krisdedecker.com/">Kris De Decker</a>, fondateur de <a href="http://www.lowtechmagazine.com/">Low Tech Magazine</a>, dans son intervention appelle au retour aux cycles. L’idée n’est pas d’être contre l’innovation et les nouvelles technologies, mais pour une prise en compte des cycles naturels et de la tradition dans l’innovation. En terme de durabilité (sustainability), les réponses que l’on donne aujourd’hui sont les mauvaises, <a href="http://www.lowtechmagazine.com/ecotech-myths.html">l’éco-technologie a ses mythes</a>. Face au peak oil, toutes les solutions de remplacement sont basées sur les énergies fossiles. Poser des sparadraps et des patchs marche un moment, jusqu’à ce que ceux-ci s’usent ou se détruisent. L’idée est de combiner les nouvelles technologies avec des concepts traditionnels pour être plus efficace à long terme.</p>
<p>Plutôt que de créer des systèmes de stockage d’énergie, qu’elle soit solaire ou hydraulique, c’est sur l’utilisation immédiate de l’énergie qu’il faut se pencher. Travailler au rythme des cycles de la nature ne veut pas dire revenir à l’âge de pierre, mais constitue bien l’innovation du futur. C’est vers là selon Kris De Decker qu’il faut aller, il faut innover techniquement, créer des processus industriel afin de revoir la politique énergétique, ne plus dépendre du passé &#8211; les énergies fossiles -, mais vivre au présent et au futur.</p>
<p>John Thackara avait parlé <a href="http://www.thackara.com/inthebubble/">d’atterrissage en douceur il y a trois ans</a> à Lift 2009, comme alternative à la croyance dans le tout technologique d&#8217;une part, à la vie sauvage, en autarcie dans la montagne d&#8217;autre part. En 2011, il s’agit de radicalité, l’innovation radicale réside dans le retour à l’humain, la synthèse des expériences de l’histoire et du boum productiviste et technologique du XXème siècle.</p>
<p>Joli pied de nez, il s‘agit maintenant de penser l&#8217;Internet, ce fameux monde que l’on nous décrivait comme « virtuel », comme un outil de retour au réel.</p>
<p><strong><a href="http://twitter.com/el_reg">Régis Chatellier </a></strong></p>
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		<title>[Apéruche] Afrique et TIC : de la bidouille à l&#8217;innovation</title>
		<link>http://blog.asso-bug.org/la-ruche/aperuche/afrique-et-tic-de-la-bidouille-a-linnovation/</link>
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		<pubDate>Fri, 18 Mar 2011 15:19:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Regis</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
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		<description><![CDATA[Bug organisait un apéruche ce jeudi 17 mars sur le thème : Usage des TIC en Afrique : de la bidouille à l’innovation, avec pour invités :  Jean Abbiateci, journaliste multimédia, réalisateur du Webdoc &#171;&#160;Afriscopie : l&#8217;Afrique dans la révolution numérique », et Sylvain Maire, Fing/Imagination for People, co-organisateur du forum Innov&#8217;Africa (réseau Correspondants.org, co-organisateur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><!-- p.p1 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 13.0px Arial; color: #050505} p.p2 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; font: 13.0px Arial; color: #050505; min-height: 15.0px} p.p3 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; line-height: 16.0px; font: 12.0px Arial; color: #050505; min-height: 14.0px} p.p4 {margin: 0.0px 0.0px 0.0px 0.0px; line-height: 16.0px; font: 12.0px Arial; color: #050505} span.s1 {font: 12.0px Arial} span.s2 {text-decoration: underline ; color: #2929ee} -->Bug organisait un apéruche ce jeudi 17 mars sur le thème : <em>Usage des TIC en Afrique : de la bidouille à l’innovation</em>, avec pour invités :  <strong>Jean Abbiateci</strong>, journaliste multimédia, réalisateur du Webdoc &laquo;&nbsp;<a href="http://africascopie.blog.lemonde.fr/">Afriscopie : l&#8217;Afrique dans la révolution numérique</a> », et <strong>Sylvain Maire</strong>, Fing/Imagination for People, co-organisateur du forum Innov&#8217;Africa (réseau <a href="http://Correspondants.org/">Correspondants.org</a>, co-organisateur du forum Innov’Africa). Une vingtaine de personnes ont répondu à l’invitation pour une rencontre rythmée par les échanges entres intervenants et public.</p>
<p><a href="http://sylvain-maire.palabre.org/">Sylvain Maire</a>, présentait d’abord le <a href="http://forum-innovafrica.viabloga.com/">Forum Innov’Africa</a>, le réseau Correspondants et le projet Imagination For People : ce dernier projet a pour objectif de mettre en place une forme de wikipedia de l’innovation sociale. Encore en version beta, <a href="http://imaginationforpeople.org/">Imagination For People</a> se donne pour objectif d’amener les gens à repérer, partager, soutenir et démultiplier les projets sociaux et citoyens les plus singuliers, les plus inventifs. Il est possible dès maintenant de s’inscrire sur le site pour suivre le projet.<br />
<span id="more-510"></span></p>
<p>Le Forum Innov’Africa permet de mettre en lumière des innovations dans les secteurs du web, et des objets : tout n’est pas que TIC, les inventions à la concours Lépine y ont également leur place, comme ce système de bidon roulant, le Q-Drum. Un bidon d’eau en forme de cylindre percé, permettant le passage d’une corde, qu’il n’est plus nécessaire de porter. Un gain de temps et de fatigue dans des villages où les enfants et les femmes sont souvent ceux qui sont chargé de la corvée d’eau. Du temps gagné pour d’autres activités.</p>
<p>Les communications téléphoniques sont trop chères. En partageant un abonnement, chacun peut laisser et consulter des messages sur le répondeur : un système de microblogging vocal sur mobile.</p>
<p>Le projet Pesinet est une ONG locale dont l’objectif est la mise en place d’un service de suivi de santé pour les enfants. Les adhérents payent une cotisation &#8211; à tarif abordable -, envoient régulièrement par SMS le suivi du poids et de certaines données au service.  Dès qu’uneanomalie est répérée dans les courbes de croissance de l’enfants :  la famille est invitée à aller consulter. « L’intérêt », précise Sylvain Maire, « est que Pesinet est un service payant, autonome, qui ne dépend d’aucune subvention publique. Il s’agit de créer un modèle économique viable ». Il ne s’agit donc pas d’une logique d’assistance, Sylvain Maire ajoute que Pesinet ne souhaite pas être mis en lumière, mais souhaite poursuivre un développement régulier et pérenne.</p>
<p>D’autres initiatives étaient présentées lors de ce forum :  la monnaie complémentaire Moniba, le projet Colibri au Venezuela, le SMS Wall ou le développement de Fablabs en Afrique&#8230;</p>
<div id="__ss_7305170" style="width: 425px;"><strong><a title="Apéruche : Usages des TIC en Afrique, de la bidouille à l'innovation ( " href="http://www.slideshare.net/slyan/apruche-usages-des-tic-en-afrique-de-la-bidouille-linnovation-7305170">Apéruche : Usages des TIC en Afrique, de la bidouille à l&#8217;innovation ( </a></strong> <object id="__sse7305170" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="425" height="355" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="src" value="http://static.slidesharecdn.com/swf/ssplayer2.swf?doc=aprucheinnovafrica11-03-17v2-110318061725-phpapp01&amp;stripped_title=apruche-usages-des-tic-en-afrique-de-la-bidouille-linnovation-7305170&amp;userName=slyan" /><param name="name" value="__sse7305170" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed id="__sse7305170" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="355" src="http://static.slidesharecdn.com/swf/ssplayer2.swf?doc=aprucheinnovafrica11-03-17v2-110318061725-phpapp01&amp;stripped_title=apruche-usages-des-tic-en-afrique-de-la-bidouille-linnovation-7305170&amp;userName=slyan" name="__sse7305170" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<div style="padding: 5px 0 12px;">View more <a href="http://www.slideshare.net/">presentations</a> from <a href="http://www.slideshare.net/slyan">Sylvain Maire</a></div>
</div>
<p>Jean Abbiateci a réalisé en 2009 avec Antonin Sabot  le webdoc <a href="http://africascopie.blog.lemonde.fr/">Africascopie</a>, au Mali et au Sénégal. Galerie de personnages en image et en son, du vendeur de cartes téléphoniques au geek à la pointe des nouvelles technos, en passant par le réparateur de téléphone et les recycleurs de vieux ordinateurs, Africascopie propose un tour d’horizons des usages des TIC, et surtout du téléphone mobile. Jean Abbiateci rappelle que &laquo;&nbsp;le taux d’équipement en mobile était en 2009 d’un quart de la population alors qu’Internet restait minoritaire, accessible principalement dans les Cybercafés ».</p>
<p>Il ajoute qu’on est parti de zéro : « En Afrique subsaharienne, hors Afrique du sud, il n’y avait pas de système de téléphonie fixe, même les commerçants qui souhaitaient ouvrir une ligne devaient attendre parfois plusieurs mois ». Lne antenne relais est moins coûteuse qu’un système de cablage, le réseau s’est très vite déployé au Mali et au Sénégal. Le marché y est très concurrentiel, Jean Abbiateci cite les opérateurs qui se livrent une lutte acharnée, avec en tête Orange, Vodaphone, des acteurs sud africains et chinois.</p>
<p>Les usages partis de zéro se sont très vite déployés. Les TIC provoquent des évolutions dans la société : « Au Mali, pays très traditionnel, le téléphone et les cybercafés ont ouvert des espaces de libertés pour les femmes, qui peuvent maintenant échanger entre elles, sans être sous le regard de leur familles et de leurs maris ». Jean Abbiateci ajoute que les sites de rencontres sont, comme en Europe, très fréquentés.</p>
<p>Le téléphone a surtout été bénéfique pour les petits commerçants : aujourd’hui, les sms et le téléphone permettent de passer commande, le petit commerçant n’a plus besoin de quitter son échoppe pour aller chercher des clients sur le marché. Il ne prend pas le risque de perdre des clients. Jean Abbiateci ajoute que le téléphone a introduit la notion de rendez-vous, auparavant impossible. « Si le temps est de l’argent : le téléphone permet de gagner du temps et favorise donc le développement économique ».</p>
<p>La discussion s’engage avec le public, plusieurs thèmes sont abordés, dont certains soulèvent des questions assez larges. Au Mali, les radiologues sont tous basés à Bamako, les petites villes du nord ont les appareils, pas les compétences en radiologie. Un système d’envoi par mail des radios permet le diagnostic à distance des patients, leur évitant un voyage à la capitale. La question se pose : vaut-il mieux élargir la prise en charge à distance, ou avoir une politique de santé et d’aménagement du territoire plus cohérente. Un participant précise, il vaut mieux favoriser les échanges, même internationaux, utiliser le web pour faire venir les diagnostics de l’extérieur, plutôt que ne pas donner soigner. Ce à quoi il s’entend répondre : « certes, mais que tous les radiologues vivent dans un même pays, soignant à distance en sirotant des cocktails en face d’une plage n’est pas une solution non plus ». Télétransmission et économies de CO2 versus aménagement du territoire et formation des médecins, la question est posée. Jean Abbiateci précise, en ce qui concerne le système d’envoi des radions au Mali, « il ne s’agit que d’environ 200 cas chaque année ».</p>
<p>Un spectateur qui travaille sur la fracture numérique au Gabon pose la question aux intervenants : « y a t-il vraiment des innovations dans ce que vous avez vu en Afrique ? ». Les innovations sont souvent le fait de rattrapage sous le coup de la contrainte matériel : il n’existe pas de système bien implanté de paiement par carte bleue, un système de transaction financière par téléphone mobile a été mis en place en substitution. Peut-on imaginer que des choses « complètement nouvelles »  apparaitront par la suite ? Par manque d’infrastructures, les usages des nouvelles technologies se basent sur des systèmes plus léger. Google sort bientôt un nouveau smartphone qui aura vocation à permettre les micropaiements, le système Moneo lancé il y a quelques années en France a échoué, les frais à payer par les commerçant étaient trop élevés. « Au Gabon, s’il n’y a plus de solde sur le compte électricité, il est possible  de transférer les crédits de l’abonnement téléphonique vers l’abonnement électricité », un système qui n’existe pas ici. Jean Abbiateci ajoute que &laquo;&nbsp;les opérateurs ont bien compris qu’imposer des coûts trop élevés nuiraient au développement des usages ». Sylvain Maire précise que c’est dans cette interopérabilité que se trouve l’innovation.</p>
<p>Innovation par rattrapage, innovation sous contraintes matérielles, c’est certainement dans la légèreté des dispositifs qu’il faut chercher : la contrainte impose la légèreté et la souplesse, c’est cette légèreté qu’il ne faudra pas perdre lorsque le niveau d’infrastructures aura rattrapé l’Europe. Ici : c’est certainement vers là il faut tendre.</p>
<p><a href="http://twitter.com/el_reg">Régis Chatellier</a></p>
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		<title>Un SMS Wall à emporter ?</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Mar 2010 10:21:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Regis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Réalisations]]></category>
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		<description><![CDATA[
Jeudi 2 décembre 2009, l&#8217;association Bug et la mission TIC de la Ville de Rennes mettent en place un mur contributif dans le cadre de l&#8217;opération TransLive, pendant le festival des Trans Musicales. Alimenté par Twitter et par SMS, doté d&#8217;un système de modération a priori (système qui n&#8217;avait encore jamais été mis en place), [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://blog.asso-bug.org/wp-content/uploads/2010/03/photo2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-172" title="Trans Live @ Trans Musicales" src="http://blog.asso-bug.org/wp-content/uploads/2010/03/photo2-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a><br />
<strong>Jeudi 2 décembre 2009</strong>, l&#8217;association Bug et la mission TIC de la <a href="http://www.rennes.fr">Ville de Rennes</a> mettent en place un mur contributif dans le cadre de l&#8217;opération TransLive, pendant le festival des <a href="http://www.lestrans.com" target="_blank">Trans Musicales</a>. Alimenté par Twitter et par SMS, doté d&#8217;un système de modération a priori (système qui n&#8217;avait encore jamais été mis en place), le mur permet de recevoir plus de 3500 messages en trois jours.</p>
<p><strong>Samedi 26 mars 2010</strong> : le mur est à nouveau installé lors du <a href="http://www.forumlibe2010.rennes.fr/" target="_blank">Forum Libé</a> au Théâtre National de Bretagne.</p>
<p><strong>Mercredi 31 mars 2010</strong> : un tutoriel en ligne vous permet d&#8217;installer &laquo;&nbsp;chez vous&nbsp;&raquo; un SMS wall. Pas à pas, <a href="http://twitter.com/hugobiwan">@hugobiwan</a> et <a href="http://twitter.com/dweez">@dweez</a> vous expliquent la mise en oeuvre de ce dispositif expérimental.</p>
<p><a href="http://smswall.blogspot.com/">Tout est là, en suivant ce lien.</a></p>
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